« Banquet royal | Page d'accueil | Se loger près du marché »
19.12.2007
Mixité sociale en centre ville. Un vote paradoxal
La mixité sociale sociale en centre ville - et dans la plupart de nos quartiers - c'est la situation actuelle.
Avec les multiples constructions d'immeubles chics et chers que nous connaissons, c'est ce qui risque de disparaître très vite. La délibération proposée au Conseil municipal hier apportait un correctif. Et pourtant j'ai voté "contre".
Voici comment j'ai expliqué ma position :
Voilà une délibération qui aurait dû nous réjouir et pourtant elle est attristante.
Nous réjouir - car à lecture de la note de synthèse nous voyons apparaître l’idée de 10 à 20% de logement aidés au sein d’u programme d’accession à la propriété. En particulier pour répondre aux demandes des jeunes ménages. Que oui. C’est dans nos idées, dans nos programmes… et conforme aux attentes du gouvernement. De quoi contenter tout le monde.
Et dans le projet de délibération est explicitement noté l’objectif de « favoriser la mixité sociale ». Oh que oui. C’est à promouvoir sur toute la ville… Et c’est déjà ce que nous vivons dans la plupart des quartiers.
Hélas, c’est attristant – car cette belle délibération cache une réalité plus sordide. Qui apparaît lorsqu’on se pose quelques questions simples
- Pourquoi limiter cette opération d’aménagement à un tout petit îlot ? Une fraction seulement de la zone UE nouvellement créée ?
- Quelles sont les maisons et commerces visés ? Certains sont déjà vendus à France Pierre, un autre promoteur bénéficie de promesses de vente sur une autre partie et les vendeurs subissent des pressions pour changer d’acquéreur…
- Dans un tel contexte les prix auront tendance à monter… Comment fera-t-on du locatif aidé dans ces conditions ?
- Il y a dans toute cette zone un problème de places de stationnement qui met les commerces en difficulté… et pourtant il est question d’immeuble avec des commerces et de logements avec des places de parking… Certes les logements aidés se contentent d’une seule place par appartement, alors que les autres doivent en avoir 1,5, voire plus… suivant leur taille et leur nombre…
En somme, ce dossier comporte tant de zones d’ombre et d’écueils techniques qu’il y a de sérieux doutes sur la réalité de sa faisabilité.
Il est d’autres zones où le foncier appartient à la commune, ou bien se trouve à bas prix en raison de l’état des terrains… pourquoi ne pas les avoir incorporés dans cet objectif d’aménagement… Pourquoi ne pas fixer que tout programme comportant un nombre de logements à fixer (30 ? 50 ?) devra prévoir 20% de logements locatifs aidés ? Une mesure générale ne peut être soupçonnée de privilégier des intérêts privés. Ce que vous nous demandez ce soir, si.
07:28 Publié dans urbanisme , Vie locale , Vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

