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16.03.2008

Haïkus

Pour ceux qui souhaitent se redire les quelques haïkus que j'ai eu le plaisir de proposer samedi, voici les sept premiers :

"Ces deux papillons
qui embrouillent leurs monogrammes
doivent avoir un nom"

Jean Féron


"Le lézard vert
me fixe en tirant la langue
puis redevient herbe"
Jean Féron


"Elle n'a d'yeux
que pour le ver de terre
la grive"
Bertrand Agostini


"Dans notre cuisine
vient d'entrer une hirondelle
le printemps s'égare"
Claude Le Roy


"Une poire à terre
pour affirmer qu'elle est mûre
La preuve par guêpe"
Claude Le Roy


"Aimer jusqu'au sang
Comment payer de retour
le moustique ardent ?"
Jacques Ferlay


"Détonation
Le sanglier détale
Moi aussi
Philippe Soriano