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28.04.2008

L'impossible deuil

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27 avril 2008. Devant La plaque de l'AMEJO portant le nom de tous ces enfants partis d'Ozoir pour un voyage sans retour et aujourd'hui installée dans ce nouveau monument aux morts, l'émotion peut enfin se dire, se partager, s'ancrer dans un lieu concret pour tenter l'impossible deuil.
29 avril 1945. C'était la libération par les Américains du dernier camp nazi.
Dernier dimanche d'avril, c'est depuis 1954
, le moment choisi pour cet anniversaire. Depuis, les rescapés ou les familles des disparus dans les camps ou en déportation ont cette journée pour évoquer leur mémoire. Faire part à ceux qui n'ont pas été touchés, qui ne pouvaient comprendre, qui auraient dû savoir... de l'indicible, entraîner le "plus jamais ça".
Ce 27 avril 2008 Antoine Goetzman, au nom de la Mairie, Annick Havraneck, au nom des familles de déportés, François Perrussot, Conseiller général, puis enfin Jacques Klajnberg, pour les enfants juifs raflés à Ozoir-la-Ferrière et dont aucun n'est revenu, ont su trouver les mots pour dire cette douleur et appeler à la vigilance devant ce qui peut commencer insidieusement, en toute légalité.
Le devoir de mémoire n'est jamais un acte passif. Il ne s'empare du passé que pour informer notre avenir.