03.07.2008

il y a mare

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Nos forêts abritent de nombreuses mares. Et personne ne doute de leur existence.

En ville, les choses sont moins simples.
Cet après-midi à Roissy-en-Brie, l'association R.E.N.A.R.D. cherchait à convaincre la nouvelle municipalité de l'intérêt d'aménager de façon encore plus naturelle la petite Mare Casserole, proche de l'avenue de la Malibran. Ce n'est pas une mare "il n'y a pas d'eau !". Nous sommes en été, expliquait patiemment Philippe Roy : le niveau baisse. Rendue à un état plus naturel, elle sera mieux alimentée. Et en hiver, elle est bien en eau.

Ce devait être aussi l'été lorsque l'architecte des Jardins de Mélanie est venu visiter le terrain acheté par France Pierre, à l'angle des rues du Plume Vert, Jean Mermoz et des Chantiers. Il n'avait pas vu la Mare Cochère : plus de 900 m²; elle figurait bien sur le plan masse du géomètre pourtant !
Le premier projet avait ses fondations dans le lit de la mare. Le R.E.N.A.R.D., alerté, s'en est ému.
Un compromis a été trouvé :
L'immeuble recule un peu et la mare se déplace en bout de terrain, quelque peu rétrécie, mais sauvegardée dans son essence, faune et flore préservées.
L'espace sera ensuite rétrocédé à la commune. Ce lieu aura alors valeur paysagère - la mare actuellement cachée derrière de hauts murs sera visible depuis les rues voisines; valeur pédagogique - les enfants des écoles pourront venir y faire d'intéressantes observations; valeur écologique, de préservation de la biodiversité en ville

16.05.2008

Conseil municipal du 15 mai

Quelques euros à payer en plus, cachés dans la taxe locale sur l'électricité, c'est la première entorse aux promesses électorales de ne pas augmenter les impôts locaux. Une poignée (12 €/an) pour les petits consommateurs d'électricité. Nettement plus pour ceux qui ont fait le choix du tout électrique...
Quelques travaux coûteux de plus.
Quelques aménagements de contrats... à la hausse.
Et un épisode de plus dans la bataille menée contre la modernisation de l'usine de traitement des ordures ménagères au Pont de Belle-Croix.
Tous les détails, vus de ma place de Conseillère municipale minoritaire, sur le fichier CM 80515

27.03.2008

préemption-spoliation

Je n'étais pas au Conseil municipal du 25 mars. . Je vous renvoie donc au compte rendu fait par Hervé Pottier pour le Modem. Modem-Ozoir

En complément , je voudrais ajouter que lorsque nous avons préempté (en septembre 2001) Diversey pour 4 MF, nous nous sommes alignés sur la demande du vendeur.
De même, lorsque nous avons acheté à l'amiable la parcelle triangulaire, aujourd'hui square du Clair matin (ou du trompe l'oeil...) pour 60.980 €, alors que l'estimation des Domaines était de 42.500 € et que la préemption nous laissait une marge pour aller jusqu'à 46.750€.
Dans ces deux cas, la volonté de la ville était vraiment d'acquérir le bien... non d'en bloquer la vente.

Aujourd'hui on peut douter de la réelle volonté d'acquérir cette parcelle.
Nous avons souvent entendu M. le Maire dire que nous n'avions pas vocation de bailleur social. Or préempter pour se constituer une réserve foncière ne peut être fait que dans ce seul but.

Le choix du vendeur est alors, soit de conserver son bien,
soit de le céder au prix proposé par la personne publique qui a ce droit de préemption. Ici, à moitié du prix que lui en offrait le premier acquéreur...
A moins de contester la validité de la préemption auprès du Tribunal Administratif : ce qu'a fait son voisin du 25 ave de Gl Leclerc, avec succès.

Un sérieux coup de frein à la spéculation foncière...
ou une spoliation des vendeurs potentiels que nous sommes tous ? "


Bien sûr la réponse combine les deux : De toute façon il y a spoliation et la "mixité sociale" n'est qu'un camouflage. Le coup de frein sur les prix du foncier... favorise non un projet social mais un seul et même promoteur.

29.12.2007

Supercherie au Conseil municipal

Dans une note écrite au lendemain du Conseil municipal de ce mois, intitulée "mixité sociale" je faisais état du paradoxe qui m'avait tant troublée : avoir voté "contre" une mesure qui me tient à coeur pour préserver la mixité sociale existante.
Où était l'erreur ?
La première, la plus grosse, celle qui justifie mon titre :
Les logements locatifs aidés - à hauteur de 10 à 20% ne figurent pas dans la délibération votée
ils ne sont mentionnés que dans la présentation de la délibération. Donc la Municipalité ne s'engage pas. C'est du bluff. Juste quelques voeux pieux.
UNE SUPERCHERIE QUI MERITAIT AMPLEMENT MON VOTE NEGATIF.

D'ailleurs, qu'entend-on par "logement locatif aidé" ? juridiquement ce sont des logements anciens, réhabilités avec l'aide de fonds publics que l'on destine à la location avec des aides publiques (APL..) des PALULOS
Veut-on dire que l'on va "réhabiliter" nos petites boutiques en logements aidés ? Bien sûr que non : il s'agit d'immeuble(s) neuf(s) avec boutiques en bas. Alors ? Supercherie, vous dis-je.

19.12.2007

Se loger près du marché

Combien de logements vont pouvoir être construits sur l'îlot qui fait face au marché ? Cela va de la pointe du Clair matin, non comprise bien sûr, aux établissements Lescouezec compris et traverse l'avenue Leclerc pour englober 3 ou 4 propriétés de l'avenue Grimeler. Une emprise de 4.500 m² environ.
Me Demange, l'urbaniste conseil de la ville, a parlé de plusieurs hectares ! Nous n'avons pas la même échelle.
Ou alors il ne parlait pas de la surface de la zone concernée mais du nombre de m² constructibles.
En effet sur cette zone "il n'est pas fixé de COS (coefficient d'occupation des sols). Ce qui veut dire que seul le volume de l'immeuble compte désormais : 15 m de haut au sommet du toit si 4 niveaux avec des combles aménagés.
Alors supposons avec lui des immeubles en bord de trottoirs (normal pour des commerces) et sans cours intérieures, sur 4 niveaux : 4x4.500=18.000 m² ! Mais trois seulement seront dédiés à l'habitation : soit 13.500 m²
Cela donne, si l'on opte pour une taille moyenne de logement autour de 80 m², 170 logements.
Il faut prévoir 1,5 place de parking par appartement : dans cette hypothèse 255 places ! car le décompte des "logements locatifs aidés" n'exigeant qu'1 place de parking par appartement est un leurre ! (voir note suivante)
Nous voici dans une hypothèse de densification impensable
C'est ce que je voulais dire en doutant de la sincérité et de la faisabilité de la mesure proposée au vote hier.
Il faut toujours voter comme si ce que l'on choisit devait se réaliser. J'ai été la seule à refuser l'asphyxie, à dénoncer cette supercherie.
Mais rassurez-vous : vous trouverez - peut-être- un jour à vous loger au-dessus des petits pavés bruyants qui longent la place du marché car le vote était acquis d'avance. Et ce sera forcément cher...

Mixité sociale en centre ville. Un vote paradoxal

La mixité sociale sociale en centre ville - et dans la plupart de nos quartiers - c'est la situation actuelle.
Avec les multiples constructions d'immeubles chics et chers que nous connaissons, c'est ce qui risque de disparaître très vite. La délibération proposée au Conseil municipal hier apportait un correctif. Et pourtant j'ai voté "contre".
Voici comment j'ai expliqué ma position :
Voilà une délibération qui aurait dû nous réjouir et pourtant elle est attristante.

Nous réjouir - car à lecture de la note de synthèse nous voyons apparaître l’idée de 10 à 20% de logement aidés au sein d’u programme d’accession à la propriété. En particulier pour répondre aux demandes des jeunes ménages. Que oui. C’est dans nos idées, dans nos programmes… et conforme aux attentes du gouvernement. De quoi contenter tout le monde.
Et dans le projet de délibération est explicitement noté l’objectif de « favoriser la mixité sociale ». Oh que oui. C’est à promouvoir sur toute la ville… Et c’est déjà ce que nous vivons dans la plupart des quartiers.

Hélas, c’est attristant – car cette belle délibération cache une réalité plus sordide. Qui apparaît lorsqu’on se pose quelques questions simples
- Pourquoi limiter cette opération d’aménagement à un tout petit îlot ? Une fraction seulement de la zone UE nouvellement créée ?
- Quelles sont les maisons et commerces visés ? Certains sont déjà vendus à France Pierre, un autre promoteur bénéficie de promesses de vente sur une autre partie et les vendeurs subissent des pressions pour changer d’acquéreur
- Dans un tel contexte les prix auront tendance à monter… Comment fera-t-on du locatif aidé dans ces conditions ?
- Il y a dans toute cette zone un problème de places de stationnement qui met les commerces en difficulté… et pourtant il est question d’immeuble avec des commerces et de logements avec des places de parking… Certes les logements aidés se contentent d’une seule place par appartement, alors que les autres doivent en avoir 1,5, voire plus… suivant leur taille et leur nombre…

En somme, ce dossier comporte tant de zones d’ombre et d’écueils techniques qu’il y a de sérieux doutes sur la réalité de sa faisabilité.

Il est d’autres zones où le foncier appartient à la commune, ou bien se trouve à bas prix en raison de l’état des terrains… pourquoi ne pas les avoir incorporés dans cet objectif d’aménagement… Pourquoi ne pas fixer que tout programme comportant un nombre de logements à fixer (30 ? 50 ?) devra prévoir 20% de logements locatifs aidés ? Une mesure générale ne peut être soupçonnée de privilégier des intérêts privés. Ce que vous nous demandez ce soir, si.

04.12.2007

Un Schéma très écolo

L'eau, l'air, le silence, un univers apaisé et respectueux de la nature : voilà ce que nous propose ce Schéma Directeur. Et notre situation entre deux zones de développement plus dense nous préserve un avenir plutôt serein.

L'EAU: Notre souci récurrent trouve ici confirmation. L'alimentation en eau potable est assurée de manière insuffisante à Ozoir, et cette situation est générale au niveau de la Seine-et-Marne.
Il faut donc en tenir compte sous deux aspects : la recherche d’une autre source d’approvisionnement ne servira qu’à basculer d’une source à l’autre en cas d’incident, pas à augmenter notre capacité d’approvisionnement puisque nos voisins font face à la même pénurie.
Tout ce qui peut récupérer les eaux pluviales est à promouvoir : bacs de récupération pour les arrosages, mais aussi préservation d’espaces verts non bétonnés pour limiter les ruissellements (source de transferts de polluants et d’érosion des sols).
Le traitement des rejets – notamment le traitement des eaux usées – doit évoluer « de manière à dépolluer au plus près des sources de pollution, en tenant compte des coûts d’investissement et de fonctionnement, des gains pour le milieu naturel… » Rapport p. 83. Voilà qui redonne quelque crédibilité aux contestataires du Clos de la Vigne !

ECONOMISER L'ENERGIE :en particulier réduire l’usage de la voiture, favoriser les transports en commun et les circulations douces, rénover l’habitat et construire des logements « économes, voire positifs en énergie » ; p. 89 du Rapport

MULTIPLIER LES ESPACES VERTS URBAINS : Conforter la trame verte urbaine, afin que les habitants aient accès à des zones de calme. « L’implantation des espaces verts de proximité doit se faire au plus près des lieux d’habitation […] espaces ayant une bonne accessibilité par les piétons et les vélos, des liens étroits avec le tissu urbain existant et répondant aux différentes fonctions citées précédemment » (respiration, calme, détente, loisirs, nature…) Rapport p 91

REDUIRE LES NUISANCES SONORES : A Ozoir ce sont des isolations « compensatrices » le long de la voie ferrée, des protections le long de la N4, et pour les avions, le maintien de couloirs non bâtis : zones agricoles ou boisées pour « éviter de nouvelles populations exposées aux nuisances » p 93


Au fil des pages s’esquisse une vision aérée, renouvelée de notre ville, les axes d’un développement limité, les voies d’une harmonisation.


Retrouvez l'article dont ces textes s'inspirent dans Ricochets n°éè ou sur le site de Parole d'Ozoir

Ozoir dans le texte du SDRIF

Rien de spécifique à Ozoir-la-Ferrière dans la partie rédactionnelle. Mais au fil de la lecture du rapport vous trouverez quelques principes qui s’appliquent très précisément à notre commune.

La protection des espaces boisés en ville : « Les espaces boisés de petite superficie sont davantage menacés, par exemple pour y implanter des équipements. Ils assurent une fonction écologique et sociale très importante, notamment dans le coeur d’agglomération. Il est donc important de maintenir leur couverture boisée, ou de la compenser si certains devaient disparaître. » p.76 du Rapport

Ouvrir une voie de désenclavement au travers du Bois des Pins n'est pas conseillé: « Une autre difficulté pour le fonctionnement écologique et social des forêts est leur morcellement, leur coupure par les grandes infrastructures. À superficie équivalente, des boisements éclatés n’ont pas la même valeur, n’assurent pas les mêmes fonctions qu’un massif qui a conservé son intégrité. » idem

Le principe du traitement sur place, au plus près, en ville, des déchets ménagers, « Le Schéma départemental déjà adopté doit être respecté ». Pour Ozoir-la-Ferrière ce document date de 2004, il est consultable en Mairie. et notre station de traitement des ordures ménagères y est inscrite Sa délocalisation, recherchée aujourd'hui, demande démarches et études qui -si elles ne sont pas qu'un écran de fumée- mettront beaucoup de temps à aboutir. Entre temps la décision concernant l'usine actuelle nous aura totalement échappé.

Pour retrouver les commentaires dont ce texte est inspiré se reporter au n° 27 de Ricochets (ou sur le site de Paroles d'Ozoir)

Ozoir dans le SDRIF, lire la carte

Notre commune d’Ozoir-la-Ferrière se situe entre ces deux axes, deux faisceaux. Ses possibilités de développement sont réduites car elle est bordée au nord et à l’est par la forêt, au sud par des terres agricoles, à l’ouest par un couloir forestier étroit mais jalousement préservé car il maintient la continuité d’un immense arc boisé qui traverse trois départements.

Entre les deux fleuves de la Seine et de la Marne, nous sommes entre les deux axes de développement de l’Est parisien 45% des Seine-et-Marnais travaillent à Paris. Il faut rééquilibrer l’offre d’emplois et « ne pas se contenter de construire des gares et des parkings » comme le rappelle Michel Houel dans une plaquette réalisée par l’Union des Maires de Seine-et-Marne à l’issue d’une longue concertation destinée à l’élaboration du Schéma directeur.


Un zoom sur la carte de destination générale permet de situer Ozoir la-Ferrière, dans l’angle inférieur droit de la grande croix dessinée par les flèches de « continuité écologique ».
- Sur l’axe sud-ouest/nord-est se trouve la Route royale ; l’axe nord-ouest/sud-est est constitué par des espaces agricoles et exclut que nous ne puissions un jour urbaniser au sud de la N4 jusqu’à rejoindre le Clos de la Vigne.
- Les deux points rouges « secteur de densification préférentielle » sont situés autour de la gare et du ru de la Ménagerie. Ils représentent 2x25ha « densifiables », que ce soit en activités industrielles ou en logements. Nous voyons s’appliquer le principe de la densification en cœur urbain, proche des transports publics. A noter que « L’indication d’intention de densification dans des zones de nuisances sonores (plan d’exposition au bruit…) est souvent liée à un potentiel de développement d’activités et non d’accueil de logements. »
- les deux et demi points oranges, au sud de la N4 répondent à la demande de notre ville de pouvoir créer là une zone d’activités, proche de la nationale, sur une soixantaine d’ha..
NB. La carte de destination générale, dont est extrait ce zoom, est prescriptive, mais elle est dessinée au 1/200.000 ème. Les contours de zones ne sont pas arrêtés précisément, donc rien ne permet de délimiter exactement les zones densifiables ou urbanisables

Pour retrouver la carte et les commentaires dont ce texte est inspiré se reporter au n° 27 de Ricochets (ou sur le site de Paroles d'Ozoir

SDRIF enquête publique, déplacez-vous !

Il faut se déplacer jusqu'à PONTCARRÉ pour déposer, jusqu'au 8 décembre, votre avis sur le nouveau Schéma Directeur pour notre Région Ile de France.

Où consulter ce dossier d´enquête ?

* Au Conseil régional, siège de la commission d´enquête 35 bd des Invalides,75007 Paris.
* Dans les 187 lieux d´enquête répartis dans toute l´Ile-de-France ( pour nous en Mairie de Pontcarré
* Sur le site www.iledefrance.fr/sdrif-enquetepublique.
).

Quels sont les éléments consultables ?

* Le projet de Sdrif (rapport, carte et évaluation environnementale).
* Les avis, joints au projet, émis par les Conseils généraux, le Conseil économique et social régional, les chambres consulaires et le ministre chargé de l´environnement.
* Les éléments portés à la connaissance de la Région par l´Etat.

Comment faire part de vos observations ?

* Par courrier à l´attention du Président de la commission d´enquête pour la révision du Sdrif, 35, boulevard des Invalides, 75007 Paris.
* Sur le registre d´enquête déposé en Mairie à Pontcarré.
* Directement à un commissaire enquêteur lors d´une de ses permanences.
* Les observations ne peuvent pas être adressées par courrier électronique.

Aucune observation adressée par courrier électronique ne sera prise en compte par la commission d'enquête.

Pour plus d´informations sur le SDRIF, consulter le site www.iledefrance.fr/sdrif

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