16.05.2008

Conseil municipal du 15 mai

Quelques euros à payer en plus, cachés dans la taxe locale sur l'électricité, c'est la première entorse aux promesses électorales de ne pas augmenter les impôts locaux. Une poignée (12 €/an) pour les petits consommateurs d'électricité. Nettement plus pour ceux qui ont fait le choix du tout électrique...
Quelques travaux coûteux de plus.
Quelques aménagements de contrats... à la hausse.
Et un épisode de plus dans la bataille menée contre la modernisation de l'usine de traitement des ordures ménagères au Pont de Belle-Croix.
Tous les détails, vus de ma place de Conseillère municipale minoritaire, sur le fichier CM 80515

23.02.2008

Budget 2008 votés dans la hâte

Alors que le vote des budgets a été légalement reporté jusqu'au 15 avril - pour cause d'élections - c'est dans la hâte, alors que les comptes 2007 ne pouvaient pas encore nous être présentés, que nous avons été invités à voter le budget 2008.

Le 13 février, le Conseil municipal a pris acte de l’orientation budgétaire de la commune .
Les dépenses d’investissement 2007 étaient estimées (‘bilan provisoire’) à 11 M€ restent à réaliser 5,5 M€ (sur un budget primitif voté à hauteur de19 M€)
Les dépenses de fonctionnement dépassent le 25 M€
Pour 2008 : le prévisionnel fonctionnement est à hauteur de 27 M€ ; et les investissements à 10 M€, reports compris.
Les taux d’imposition sont inchangés.


Le 21 février, c'est le vote du budget primitif 2008, sans avoir les comptes 2007.
Je fais remarquer à M. Boyer (nouvel et provisoire adjoint aux finances) que
* les chiffres pour l’endettement sont faux 13 M€ sur les 7 ans de mandat ;
nous avons déjà 7M€ pour la seule année 2007, avec les reports 11 M€; en ajoutant ce que nous sommes appelés à voter : 14M€…
* l’annexe qui donne l’état de la dette fait monter ce chiffre à 24 M€ (en enlevant les 4M€ de la dette correspondant encore au précédent mandat). Un échange vif conteste que nous puissions compter les renégociations dans les emprunts. Pourtant lorsque l’on prolonge un emprunt pour ne pas le rembourser à se date… c’est encore emprunter.

Le Compte rendu de l’exercice des pouvoirs délégués confirme ces données.
Là apparaissent les emprunts réalisés fin 2007 et début 2008
* 4 M€ le 30 nov 07,
* 3 M€ le 17 déc. 07,
* 0,3 M€ le 24 déc 07 ;
* 3,9 M€ le 26 déc.07 (les 11 M€ du point 2).
Et pour bien commencer l’année 08
* 4M€ de dette renégociés sur 16 et 14 ans (3,3 et 0,7 le 29.01).

Je vous laisse faire l'addition.

20.02.2008

Vote du budget : où est l'urgence ?

Demain, jeudi 21 février, 20h, le Conseil municipal sera réuni pour voter le budget 2008 de notre bonne ville.
Exercice normal de la démocratie ?
Je dirais exercice hâtif d'un devoir démocratique.
Comme tout ce que fait M. le Maire actuellement.

Sauf en période électorale, le budget des communes est voté avant la fin du mois de mars de chaque année.
Lorsque des élections sont prévues en mars, la date limite est repoussée en avril : jusqu'au 15 avril cette année.

Bien sûr, il n'est pas interdit de presser le mouvement. Même si les comptes ne sont pas tout à fait arrêtés, ou leur présentation disponible un mois et demi plus tôt que prévu.

Donc nous serons appelés à voter un peu dans le désordre : le budget primitif, sans connaître le réalisé 2007 (le compte administratif); les taux d'imposition, avant que les bases soient fixées par l'État, donc sans pouvoir évaluer exactement les rentrées... Qu'importe, le budget primitif est un outil qui pourra être revu plus tard. Des "décisions modificatives" permettront de s'ajuster à la réalité. Qu'importe puisqu'il y a urgence !

Mais quelle urgence ? Électorale, bien sûr. Pour rassurer sur la non augmentation des taux d'imposition. Ce qui n'empêchera pas la progression des prélèvements (fonction des bases de calcul), et génèrera le recours à l'emprunt (3 M€ de plus s'ajouteront en 2008 à ceux déjà votés en 2007). Mais qu'importe... C'est pour plus tard.

En attendant, on fait comme s'il n'y avait pas d'élections les 9 et 16 mars prochains.

04.12.2007

Ozoir dans le texte du SDRIF

Rien de spécifique à Ozoir-la-Ferrière dans la partie rédactionnelle. Mais au fil de la lecture du rapport vous trouverez quelques principes qui s’appliquent très précisément à notre commune.

La protection des espaces boisés en ville : « Les espaces boisés de petite superficie sont davantage menacés, par exemple pour y implanter des équipements. Ils assurent une fonction écologique et sociale très importante, notamment dans le coeur d’agglomération. Il est donc important de maintenir leur couverture boisée, ou de la compenser si certains devaient disparaître. » p.76 du Rapport

Ouvrir une voie de désenclavement au travers du Bois des Pins n'est pas conseillé: « Une autre difficulté pour le fonctionnement écologique et social des forêts est leur morcellement, leur coupure par les grandes infrastructures. À superficie équivalente, des boisements éclatés n’ont pas la même valeur, n’assurent pas les mêmes fonctions qu’un massif qui a conservé son intégrité. » idem

Le principe du traitement sur place, au plus près, en ville, des déchets ménagers, « Le Schéma départemental déjà adopté doit être respecté ». Pour Ozoir-la-Ferrière ce document date de 2004, il est consultable en Mairie. et notre station de traitement des ordures ménagères y est inscrite Sa délocalisation, recherchée aujourd'hui, demande démarches et études qui -si elles ne sont pas qu'un écran de fumée- mettront beaucoup de temps à aboutir. Entre temps la décision concernant l'usine actuelle nous aura totalement échappé.

Pour retrouver les commentaires dont ce texte est inspiré se reporter au n° 27 de Ricochets (ou sur le site de Paroles d'Ozoir)

Ozoir dans le SDRIF, lire la carte

Notre commune d’Ozoir-la-Ferrière se situe entre ces deux axes, deux faisceaux. Ses possibilités de développement sont réduites car elle est bordée au nord et à l’est par la forêt, au sud par des terres agricoles, à l’ouest par un couloir forestier étroit mais jalousement préservé car il maintient la continuité d’un immense arc boisé qui traverse trois départements.

Entre les deux fleuves de la Seine et de la Marne, nous sommes entre les deux axes de développement de l’Est parisien 45% des Seine-et-Marnais travaillent à Paris. Il faut rééquilibrer l’offre d’emplois et « ne pas se contenter de construire des gares et des parkings » comme le rappelle Michel Houel dans une plaquette réalisée par l’Union des Maires de Seine-et-Marne à l’issue d’une longue concertation destinée à l’élaboration du Schéma directeur.


Un zoom sur la carte de destination générale permet de situer Ozoir la-Ferrière, dans l’angle inférieur droit de la grande croix dessinée par les flèches de « continuité écologique ».
- Sur l’axe sud-ouest/nord-est se trouve la Route royale ; l’axe nord-ouest/sud-est est constitué par des espaces agricoles et exclut que nous ne puissions un jour urbaniser au sud de la N4 jusqu’à rejoindre le Clos de la Vigne.
- Les deux points rouges « secteur de densification préférentielle » sont situés autour de la gare et du ru de la Ménagerie. Ils représentent 2x25ha « densifiables », que ce soit en activités industrielles ou en logements. Nous voyons s’appliquer le principe de la densification en cœur urbain, proche des transports publics. A noter que « L’indication d’intention de densification dans des zones de nuisances sonores (plan d’exposition au bruit…) est souvent liée à un potentiel de développement d’activités et non d’accueil de logements. »
- les deux et demi points oranges, au sud de la N4 répondent à la demande de notre ville de pouvoir créer là une zone d’activités, proche de la nationale, sur une soixantaine d’ha..
NB. La carte de destination générale, dont est extrait ce zoom, est prescriptive, mais elle est dessinée au 1/200.000 ème. Les contours de zones ne sont pas arrêtés précisément, donc rien ne permet de délimiter exactement les zones densifiables ou urbanisables

Pour retrouver la carte et les commentaires dont ce texte est inspiré se reporter au n° 27 de Ricochets (ou sur le site de Paroles d'Ozoir

SDRIF enquête publique, déplacez-vous !

Il faut se déplacer jusqu'à PONTCARRÉ pour déposer, jusqu'au 8 décembre, votre avis sur le nouveau Schéma Directeur pour notre Région Ile de France.

Où consulter ce dossier d´enquête ?

* Au Conseil régional, siège de la commission d´enquête 35 bd des Invalides,75007 Paris.
* Dans les 187 lieux d´enquête répartis dans toute l´Ile-de-France ( pour nous en Mairie de Pontcarré
* Sur le site www.iledefrance.fr/sdrif-enquetepublique.
).

Quels sont les éléments consultables ?

* Le projet de Sdrif (rapport, carte et évaluation environnementale).
* Les avis, joints au projet, émis par les Conseils généraux, le Conseil économique et social régional, les chambres consulaires et le ministre chargé de l´environnement.
* Les éléments portés à la connaissance de la Région par l´Etat.

Comment faire part de vos observations ?

* Par courrier à l´attention du Président de la commission d´enquête pour la révision du Sdrif, 35, boulevard des Invalides, 75007 Paris.
* Sur le registre d´enquête déposé en Mairie à Pontcarré.
* Directement à un commissaire enquêteur lors d´une de ses permanences.
* Les observations ne peuvent pas être adressées par courrier électronique.

Aucune observation adressée par courrier électronique ne sera prise en compte par la commission d'enquête.

Pour plus d´informations sur le SDRIF, consulter le site www.iledefrance.fr/sdrif

08.11.2007

mission PLC Demeter

Rien à voir avec une mission Appollo !
C'est l'étude commandée à PHILIPPE lAURENT CONSULTANT, sur la COMMUNAUTÉ DE COMMUNES.

Les 3 conseils municipaux de Tournan-en-Brie, Gretz-Armainvilliers et Ozoir-la-Ferrière sont conjointement invités à venir participer "au lancement de la mission PLC Demeter" Lundi 12 novembre 20h30 Espace Horizon

Il n'est pas dit que c'est public, mais non plus que c'est à huis clos.
Donc, comme pour un Conseil municipal, je suppose que c'est "public dans la mesure des places disponibles" et vous suggère d'être présents car cela peut nous concerner tous très fortement demain.

27.09.2007

JDC : le démantellement

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Ils étaient nombreux, ce jeudi 20 septembre, revenus devant les grilles de leur usine. Ils assistaient le coeur serré au démantellement de leur outil de travail. Un peu avant midi, les Fenwick puis les photocopieuses sont sortis: repris par leur propriétaire car ce matériel était en location. Des acquéreurs potentiels étaient là, à l'intérieur, pour voir les rotatives avant la mise aux enchères, dans l'après-midi. Où iront ces machines ? donner du travail à qui ? Eux, ils ont du mal à se recaser. Le métier de l'imprimerie a tellement changé. Une seule machine fait le travail, seule, de toute une équipe.
On le sait. Mais on ne jette pas les gens comme cela. On le sait depuis des années. Pourquoi ne pas avoir accompagné les salariés dans une reconversion progressive ?

Voici quelques extraits du tract affiché sur la grille et distribué aux éventuels acquéreurs qui sortaient :
"Nous salariés sans emploi, sommes rassemblés aujourd'hui devant l'usine à laquelle nous avons consacré pour la plupart d'entre nous plus de deux décennies de travail et de vie.
"La fermeture a été un véritable coup dur. Actuellement la majorité des 230 salariés est sans emploi. L'amertume est grande et la blessure profonde. Nous sommes les victimes d'une réalité qui confirme la déconnexion de l'économie et du social"

Au dos : le tel de la cellule de reclassement 01 64 68 36 61 et les CV de gens disponibles immédiatement pour 55 postes dans l'imprimerie : encadrement, prépresse, rotativistes, maintenance et logistique.